Aubette de douane

Cul-des-Sarts
Publication
non
Carte postale
Registre
Média
Bien
Aubette
Bas du Village
La Douane
Privé
Aujourd'hui, le bâtiment sert de relais touristique et est géré par l'asbl touristique "Le Pays des Brûlys des Rièzes et des Sarts"
Complètement rénovée par l'Administration communale en 2011.
Source: Panneau d'information sur l'aubette de douane, réalisé par l'asbl Le Pays des Brûlys, des Rièzes et des Sarts
Paramètres
non

Même si les lieux abritaient déjà un poste de contrôle au temps du Prince Evêque de Liège (985-1789), l'aubette de douane que vous pouvez voir aujourd’hui n’est pas celle qu’ont connue nos ancêtres. La première remonte aux environs de 1815 sous le régime hollandais. Très chétive et exiguë, elle est orientée uniquement vers la France à l’amorce de la route de Couvin, à cent mètres d'ici. Elle est démolie lorsqu’on aménage, tout proche, un emplacement de stationnement.

C’est dans ce petit bâtiment que s’abritent, à la place des douaniers, en 1939-1940, les militaires, des réservistes habitant le village. Ils gardent symboliquement la frontière, à la suite de la décision du roi Léopold III d’essayer de tenir la Belgique en dehors du conflit.

En 1954, complété en 1978, un bureau comportant deux pièces était aménagé, en même temps qu’une coquette aubette à l’extrême frontière. L’administration s’était rendue acquéreur des immeubles proches pour le logement des préposés.

Avant la guerre ’40, les candidats pour exercer la fonction de receveur sont rares. C'est le bout du monde pour eux. Des jeunes sont souvent désignés d’office depuis Bruxelles. C’est alors qu’apparait une étrange maladie qui empêche les appelés à venir depuis la capitale. A partir de 1945, quatre receveurs se succèdent néanmoins jusqu’à la fermeture du bureau dans les années ’80. L'aubette est désaffectée à la fin '92.

Nombreuses sont les anecdotes bien évidemment qui resteront à jamais associées à cette aubette de douane : la fraude bien sûr; les képis, genre accordéon, faisant l’objet de plaisanterie de la part des Français; ...

Quant au pont qui permet de traverser la rivière de l’Eau Noire pour se rendre à Regniowez, il a été construit en 1863. Auparavant, il n’existait, sur la rivière, qu’une modeste passerelle pour les piétons. Les bestiaux et les véhicules traversaient la rivière à gué (dont Regniowez tire son nom, « le gué de Regnier »). Lors de la fête du bas du village, la danse des sept sauts étaient de tradition sur ce pont... à laquelle les douaniers français, bien malgré eux, ne pouvaient participer. Cela n'a pas empêché certains d'entre-eux de trouver l'amour en Belgique...

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Catégorisation
Patrimoine, Patrimoine » Bornes et Limites
Immobilier
Commune de Couvin » Cul-des-Sarts